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Toulon, Philippe Vitel : « Je veux continuer à servir les Varoises et les Varois »

Toulon, Philippe Vitel : « Je veux continuer à servir les Varoises et les Varois »

Philippe Vitel a fait le choix de ne pas se représenter à l’élection départementale afin de ne pas créer la division dans son propre camp. Il explique pourquoi et à quel avenir politique il se prépare.

philippe vitel
Pourquoi ne sollicitez-vous pas le renouvellement de votre mandat de conseiller général ?
Philippe Vitel :
Parce que je suis victime d’un charcutage électoral grossier de la part du gouvernement socialiste qui fait que mon canton a été éclaté sur les trois cantons environnants. Dans un souci d’apaisement avec les élus de la majorité qui se trouvent sur ma circonscription dont je suis député du Var, j’ai pris la décision de ne pas me représenter aux suffrages des électeurs qui, pourtant, m’ont fait confiance à trois reprises depuis 19 ans ! Je suis pour la paix dans les ménages ! Et, je soutiens, sans réserve, Michel Bonnus, Robert Cavanna et Thierry Albertini qui se présentent chacun sur une partie de mon ex-canton.
philippe vitel
Quel bilan tirez-vous de vos 19 années passées au service du Conseil général ?
Tout d’abord, j’ai été très heureux de succéder à mon père qui a siégé pendant 36 ans en tant que conseiller général de ce canton. Les lois de décentralisation ont fait de cette collectivité un bel outil de proximité au sein duquel j’ai travaillé avec beaucoup de plaisir. Je suis fier d’avoir mené à bien de nombreux projets et réalisations, aussi bien dans mon canton que dans le département. En 1996, quand Hubert Falco m’a confié la responsabilité des questions sociales et de la vie dans les quartiers difficiles des villes du Var. J’ai permis la mise en place d’outils qui s’avèrent toujours, aujourd’hui, efficaces et pertinents, pour le monde associatif, pour la prévention de la délinquance, et pour le soutien à la parentalité et à la citoyenneté. Dès 1996, je participais ainsi au mieux vivre ensemble, bien longtemps avant que ce concept soit repris par le gouvernement socialiste.

Quels ont été les projets emblématiques ?
J’ai accompagné des projets de grande ampleur de réhabilitation urbaine telle celle du Guyenemer. Je me suis impliqué dans la rénovation des collèges qui accueillent les enfants de mon canton, le Pin d’Alep et la Marquisanne. Je suis fier d’avoir fait stopper le projet de contournement autoroutier du Faron qui aurait été une catastrophe écologique et environnementale et d’avoir lancé le projet de développement durable de la Coulée Verte à la place. Mon action a permis également la réalisation, celle dont je suis sans doute le plus fier, du Jardin Remarquable du parc Burnett et de la rénovation de la maison de maître attenante où nous avons installé le Musée d’Histoire Naturel de la ville de Toulon.
philippe vitel
Vous avez eu également une action économique déterminante pour le Var ?
A partir de 2001, j’ai eu à m’occuper du développement économique et de l’innovation dans le département. Je suis très fier d’être acteur depuis le 1er jour du projet ITER qui est le premier projet mondial de recherche sur le nucléaire. J’ai aussi lancé le programme de rénovation de nos 117 zones d’activités économiques et la création du label ECOVAR. J’ai soutenu la création et le développement des pôles de compétitivité dans lesquels sont impliquées nos entreprises varoises. Ces pôles ont généré de l’activité et de l’emploi, en particulier dans les filières maritime, automobile et aéronautique et à l’industrie de défense dans notre département. Cela a pu être possible grâce à un travail intensif au sein de TOULON VAR TECHNOLOGIES. Je suis fier d’avoir participé à développer l’innovation varoise en créant le prix VAR TERRE D’INNOVATIONS. J’ai été très heureux de poursuivre l’œuvre de mon père dans la sécurisation de l’apport en eau du département en lui succédant au conseil d’administration du Canal de Provence. J’ai, pour ma part, managé la jonction Verdon – Saint Cassien qui permet l’approvisionnement en eau de l’Est Varois.

Et qu’allez-vous faire maintenant ?
Je reste bien sûr député du Var. J’espère que mes successeurs auront le même plaisir que moi à travailler pour le Conseil général. Quant à moi, je réfléchis à l’endroit où je pourrais être le plus utile aux Varoises et aux Varois et j’ai une petite idée sur la question…

Propos recueillis par Gilles Carvoyeur

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Catégories : Interview, politique