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Toulon, Hubert Falco un cri d’alarme pour les élections départementales« La dissidence est suicidaire ! »

Toulon, Hubert Falco un cri d’alarme pour les élections départementales« La dissidence est suicidaire ! »

Dans quel état d’esprit, êtes-vous avant ce nouveau rendez-vous électoral où l’on pronostique un raz-de-marée du Front National ?
falco
C’est une équipe unie qui se présente aux suffrages des Toulonnais, des Valettois et des Revestois. Certains des conseillers généraux sortants ont décidé de plus se représenter pour ne pas créer de divisions.
Pour ces élections, notre mot d’ordre est : 1) unité, 2) responsabilités.
Le tripatouillage électoral du gouvernement socialiste aurait pu semer la division dans notre camp. Ce n’est pas le cas à Toulon et dans le Var. A Toulon, il n’y a pas de binômes dissidents. Je constate, même, que c’est la première fois qu’il n’y a pas de dissidence à Toulon. Nous sommes mobilisés et déterminés.
Déterminés pourquoi ? Parce que le Conseil général est notre premier partenaire. Il y a moins d’un an, les électeurs nous ont fait confiance aux élections municipales. Nous avons été élus au premier tour, avec un projet. Ce projet, pour le mettre en place, nous avons besoin du Conseil général. Mais, aujourd’hui, nous perdons nos repères. Le seul échelon que les électeurs connaissent bien, c’est l’échelon local. Pour les communes, le Conseil général qui est leur premier partenaire à l’heure où l’Etat se désengage de manière drastique. Les 153 maires du Var sont victimes de la même punition, à l’heure où la Région ne nous aide pas ou peu. Pour nous, le Conseil général est prioritaire.

Quel est le mot d’ordre que vous lancez aux électeurs ?
Unité, mobilisation, détermination.
Déterminés parce que nous allons gagner à Toulon, à La Valette et au Revest ! De savoir que le Front National est présent, cela nous mobilise encore plus. Des sondages de la presse nationale prédisent que le Var pourrait perdre sa majorité actuelle au profit du FN. Une élection se gagne dans les isoloirs. Nous sommes déterminés à nous battre dans nos quartiers, dans le Var. On fera le bilan de cette élection le 23 mars ! Je me suis toujours battu pour l’unité de ce département. On ne va pas mettre à mal cet immense travail de proximité. Le Front National avance des idées simplistes. Les Varois ne vont pas se tromper d’élection. On ne vote pas pour l’UMP, le PS ou le FN. C’est une élection locale qui va déterminer la vie des 153 communes du département.
Tous les élus qui partagent nos convictions sont au travail pour que le Var reste le Var. On va se battre parce qu’on croit au Var, aux femmes et hommes qui sont des élus locaux.
hubert falco
L’élection va s’avérer difficile ?
On se heurte à des électeurs démobilisés car ils ne comprennent pas les modifications imposées dans ce scrutin et ne se reconnaissent pas dans le découpage.
Mais, on n’a pas peur ! On a de beaux projets. Voilà, pourquoi on n’a pas peur. Je ne crois pas aux sondages, je crois au travail. Voilà ma réponse. A Toulon, nous avons changé des choses. Je n’ai pas été élu trois fois au 1er tour pour rien. Si on a peur de la démocratie, alors on ne part pas au combat. Nous partons pour gagner ces élections. Mais, pour les gagner, il faut des électeurs. Ce sera difficile de gagner si les électeurs ne se déplacent pas. On a besoin d’eux pour mettre en place ce vivre ensemble, pour concrétiser nos projets à l’heure où les autres collectivités ne nous aident pas. On ne fait pas de la politique avec des idées démagogiques, mais avec le travail. Cette élection se joue dans nos territoires, où nous luttons contre les difficultés que rencontrent nos concitoyens.

Vous prenez la tête de ce nouveau combat ?
Plus que jamais ! Avec humilité et responsabilité. Sans arrogance ni suffisance !
Le gouvernement socialiste a changé de terrain, et les règles du jeu. Pour être au 2ème tour, il faut réunir 12,5% des inscrits. Seule certitude, il n’y aura pas de triangulaire !
La dissidence est suicidaire. C’est irresponsable. C’est l’électeur qui remettra les choses à leur place. Nous l’avons fait lors des municipales, pas à Fréjus, on a vu le résultat. A Brignoles, Saint-Cyr-sur-Mer et Fréjus, c’est reparti avec le même état d’esprit de division…
Nos cantons, on se bat tous pour les gagner. C’est l’électeur qui décidera. J’aborde ce rendez-vous avec beaucoup de détermination. Le résultat, on l’aura le 29 mars. On a essayé de rassembler des hommes et des femmes qui partagent nos convictions. Des accords ont été signés avec les centristes et des non-inscrits. Ce sont des élus qui adhèrent à la majorité départementale et veulent servir le Var et les Varois au-delà des partis et des étiquettes.

Propos recueillis par Gilles Carvoyeur

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Catégories : Interview, politique