Articles Coms

Femmes gendarmes tuées à Collobrières: le procès s’ouvre mardi, l’horreur à la barre ?

Femmes gendarmes tuées à Collobrières: le procès s’ouvre mardi, l’horreur à la barre ?

La cour d’assises du Var juge, ce mardi, le tueur présumé de l’adjudante Alicia Champlon et de la maréchale des logis-chef Audrey Bertaut, assassinées à Collobrières alors qu’elles étaient en intervention. Quant à la compagne de l’accusé, elle est poursuivie pour complicité de meurtre.

gendarmettes collobrières pierrefeu

Gendarmettes assassinées un drame, le procès révèlera sans doute des vérités

Faut-il remettre en cause les binômes exclusivement féminins quand ils interviennent la nuit. C’est sans doute l’une des questions qui ne sera jamais posée au cours de ce procès exceptionnel. On juge un individu qui a tué, de sang-froid, deux jeunes femmes gendarmes : Alicia Champlon et Audrey Bertaut Alicia Champlon et Audrey Bertaut étaient âgée de 28 et 35 ans quand elles ont été tuées.

Les faits terribles remontent à la soirée du 17 juin 2012, à Collobrières. Cette nuit là, les deux gendarmes vont être abattues dans l’exercice de leur mission.

A l’annonce de cette inadmissible nouvelle, quelque 250 gendarmes varois vont converger vers Collobrières. Mais il est déjà trop tard pour sauver Alicia Champlon et Audrey Bertaut. Elles intervenaient, une mission classique à priori, pour un différend de voisinage. Un conflit qui trouvait sa source dans deux cambriolages, commis quelques heures plus tôt.

Dès l’annonce de la tuerie, une énorme chasse à l’homme va être organisée par le Groupement de Gendarmerie du Var. Ainsi, très rapidement, mais trop tard, des barrages sont installés sur les routes autour du village. L’accès à la bourgade est même interdite aux habitants. Un hélicoptère est engagé et survol à basse altitude les alentours de Collobrières à la recherche des deux suspects.

De son côté, très vite sur les lieux, le préfet Paul Mourier prononce, en pleine nuit, une première conférence de presse devant un parterre clairsemé de journalistes. Dans la nuit, peu de temps après les horribles faits, la radio de la gendarmerie annonce l’arrestation des deux suspects, information aussitôt reprise par le procureur de la République Xavier Tarabeux, également sur place. Le lendemain du drame, un important dispositif reste maintenu autour des scènes de crime sur la place Pasteur et dans un appartement de la rue Marat pour protéger les indices et faciliter le travail de la police scientifique.

Deux ans après le drame, le 17 juin 2014, le général d’armée David Galtier, le préfet du Var, Laurent Cayrel et le colonel Damien Choutet dévoilaient une plaque qui officialise le nom de la caserne de Pierrefeu. Le siège de la communauté de brigades est baptisé du nom des deux gendarmes tuées dans l’exercice de leur mission

= = = =

Catégories : Actualité