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Portrait de femme – Caroline Depallens : maître mot La Solidarité

Dans toutes les fonctions où elle s’implique, en Mairie, au Conseil Général ou à TPM, on retrouve dans ses tâches les notions d’action sociale, de solidarité, d’insertion, des termes chevillés au corps, un « chemin de vie » qui guide son parcours tout au long d’une existence au service de ses concitoyens.
Discrète, pudique et très réservée, Caroline Depallens perpétue la lignée d’une grande famille installée à Toulon dans les années 30, elle accepte de répondre en toute simplicité à notre rédaction.


Êtes-vous une véritable toulonnaise ?
Absolument, et je le revendique, je suis née en 1962 à la Clinique de l’Espérance, j’ai grandi au Mourillon, mon parcours scolaire débute à l’école maternelle et primaire du Port-Marchand, ensuite ce sera le Collège Ravel et le Lycée Dumont d’Urville.

Vos parents le sont ?
Non, mon grand-père paternel Arthur opticien et résistant était originaire du Nord. La famille s’est installée à Toulon sur le Cours Lafayette en 1938 en ouvrant une boutique d’optique dans laquelle je travaille toujours. Ma mère est marseillaise et mon grand-père immigré italien.

Vous êtes également opticienne, c’était votre choix ?
Mon bac en poche à 17 ans, je suis allée tout naturellement à l’Ecole d’Optique de Marseille à St Jérôme. J’ai obtenu mon diplôme à 20 ans.

Vos débuts professionnels ?
Je rejoins le magasin familial comme salariée, nous étions alors 3 générations à travailler ensemble. J’ai bénéficié du savoir-faire de mon père et de mon grand-père, qu’ils soient ici remerciés.
Parallèlement j’ai donné des cours d’optique au centre de formation de Toulon pour les candidats au CAP d’optique. J’avais alors 24 ans.

Vos débuts dans le domaine associatif ?
L’environnement familial : un grand-père impliqué dans le sport, ma mère participe à la fondation de Delta-Revie, mon père participant à différentes associations (Lions Club, bibliothèque sonore etc.), je suis donc la voie tracée et débute à 30 ans comme bénévole dans les tournées du SAMU social (ex Bus de nuit). La première nuit fut difficile, je me suis retrouvée confrontée à la détresse, la solitude, la peine et la misère. Pour moi, ce fut une prise de conscience, cette expérience qui me marquera à jamais.

Vos premiers pas en politique ?
Grâce au monde associatif.
En 1994, Toulon connaît la « montée des extrêmes », les violences verbales, l’irrespect des hommes et des femmes. Jacques Chirac lance sa campagne sur la « Fracture Sociale », j’adhère au RPR (gaulliste).
Je rejoins la section de la LICRA de Toulon en 1995 pour lutter contre les dérives du pouvoir local en place.

Le moteur ?
Ma rencontre avec Hubert FALCO en 2001, personnalité profondément humaine, nous partageons des valeurs communes, j’adhère à son projet, ses idées, sa politique. Élue Conseillère générale du sixième canton de Toulon depuis 2001, chargée au départ par Hubert FALCO des solidarités départementales. Je serai reconduite dans ces fonctions par le Président Horace LANFRANCHI qui m’a confié d’autres compétences toujours en lien avec la Solidarité.

Travail et politique n’est-ce pas difficile à concilier pour une femme ?

Je ne vois pas de difficulté particulière, c’est une question d’organisation. Mon entourage me soutient, mes convictions, mes idées et ma volonté font le reste. Bien ou pas bien, je me remets toujours en question, je cherche des solutions pour améliorer le quotidien de mes concitoyens.

Comment est né votre amour pour le sport ?
C’est une passion familiale, le ballon rond d’abord… mon grand-père paternel a été Président du Sporting club de Toulon de 1948 à 1960, mon grand-père maternel dirigeant à l’Olympique de Marseille.
J’ai pratiqué la voile pendant une quinzaine d’années, un sport qui développe l’esprit d’équipe, chacun occupe un poste et doit se conformer aux ordres du barreur. On acquiert un sens de la hiérarchie et une grande humilité face aux éléments et aux situations.


Avec le RCT ?

André GASTINEL (journaliste sportif à Var Matin), ami de la famille, m’a invitée un jour à découvrir le rugby à Mayol. Cela a été une révélation. On retrouve dans un stade de rugby la diversité de la société. Ce sport incarne pour moi les valeurs de combat, de fraternité, d’humanisme et de convivialité. En 2000, j’ai intégré le comité directeur du RCT, suite à ma rencontre avec Jérôme GALLION.
Je suis fière d’être la première femme siégeant au comité directeur du RCT et toujours intimidée d’être aux côtés de grands joueurs qui ont fait l’histoire de ce club.

Vos défauts ?
Ma franchise, mon exigence tant envers moi-même qu’envers les autres, mon impatience légendaire notamment lorsque les gens sont en retard !!!

Vos qualités ?
Je suis mal placée pour les formuler… demandez plutôt à mon entourage. Je peux simplement dire que je m’implique entièrement dans chacune de mes actions.

Votre vie personnelle ?
Mon choix de vie est d’être au service des plus démunis, des plus défavorisés par la vie. Je m’efforce dans la mesure de mes moyens de les aider à surmonter les obstacles de la vie.

Vos loisirs ?
Malheureusement, j’ai peu de temps à leur consacrer. J’aime me rendre à Mayol pour assister aux matchs du RCT, la lecture, la musique, les spectacles en général.
J’aime aussi beaucoup être dans la nature.


Comment vous ressourcez-vous ?
J’aime me rendre sur le « petit » Port St Louis, la lumière, l’atmosphère, la magie du lieu opèrent en moi un bien être réparateur. Dès que je peux, je monte dans le Haut Var à Aiguines, retrouver l’ambiance apaisante de la campagne et le contact avec la terre. Et puis, le bonheur de me retrouver en famille rituellement le dimanche.
L’amour de mes nièces en particulier, me comble. Sans oublier les amis qui sont mon refuge.

Votre conclusion à notre entretien ?
Mon but est de remplir le mieux possible la mission que je me suis fixée au service de mes concitoyens pour ne pas décevoir tous ceux qui me font confiance. Pour cela, je dois constamment me remettre en question, être présente sur le terrain pour apporter aide et solidarité. C’est un chemin de vie qui oblige à l’humilité mais qui procure en retour une grande richesse intérieure.

Entretien réalisé par Patrick Chatrieux, montage Michel Fauré

Caroline DEPALLENS digest

Conseiller Général de Toulon 6
Présidente de la Commission des Solidarités du Conseil Général
Membre de la Commission Permanente du Conseil Général
Adjoint au Maire : Action sociale – Insertion
Conseillère communautaire TPM
Présidente de la Commission Locale d’Insertion (CLI) Provence Méditerranée
Présidente du Centre départemental d’Insertion Sociale (CEDIS)
Présidente de l’association « les centres sociaux de Toulon »
Tout récemment : Présidente de la Conférence « de Territoire-Var »(Agence Régionale de Santé)

Témoignage de Jérôme Gallion :

« Caroline est une femme formidable, un élue politique qui s’investit dans l’humanitaire, toujours à la pointe du combat mais toujours dans la plus grande discrétion.

J’ai souhaité qu’elle rejoigne le Comité Directeur du RCT en 2000 pour féminiser le bureau, son travail considérable auprès des associations pouvait nous apporter beaucoup, ce fut le cas. Elle a été capable d’amener les jeunes des cités vers le stade Mayol puis les autres stades, afin qu’ils aient une meilleure approche du jeu de rugby et du sport en général.

Au Conseil Général, c’est une cheville ouvrière, partout elle entretient de bonnes relations avec ses interlocuteurs, elle a beaucoup de sensibilité et sait rester à sa place.

Toulon évolue favorablement, Caroline s’intègre parfaitement dans ce schéma constructeur, il en faudrait beaucoup d’autres comme elle. Désintéressée, elle traite bien les dossiers qui lui sont confiés.

Je suis très heureux de la compter parmi mes amis. »

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2 Commentaires pour "Portrait de femme – Caroline Depallens : maître mot La Solidarité"

  1. le sausse philippe dit :

    la première fois que j’ai croisé Caroline c’était lors de l’inauguration de la vedette SNSM du centre de formation SNSM Toulon-Var dédiée à la formation permis bateaux des futurs nageurs sauveteurs ainsi que des équipages de vedettes, j’étais alors le directeur adjoint du centre, elle représentait la mairie de Toulon avec un professionnalisme et un charisme qui n’a jamais failli depuis lors.
    C’est une femme extraordinaire dont le talent n’a d’égal que sa gentillesse, le tout mis au service des autres et de sa région dont elle est un atout majeure.
    PLS

  2. Christine Graillet dit :

    Votre portrait campe fort bien cette femme active et engagée. Oui Caroline D. est tout cela, bien plus encore, et c’est un plaisir pour moi de la compter parmi mes amies.

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