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LE FOOT A TOULON QUEL AVENIR ? Bon Rencontre veut revivre !

Depuis sa descente forcée de la 1ère division fin 1993, à la suite de problèmes financiers, le club Toulonnais de football n’a jamais réellement réussi à ressortir la tête de l’eau.

Alain Bencivengo, longtemps présenté comme le sauveur a donné beaucoup d’énergie pour arriver à redorer le blason de son club, mais à part quelques sursauts comme le passage en National qui avait auguré d’un retour au professionnalisme après une première saison plus qu’encourageante, le Sporting n’a pu éviter une nouvelle chute, sportive cette fois. A l’heure actuelle, Pascal Bataillé doute sur l’avenir proche du club, mais est persuadé que s’il revenait dans l’élite, il remplirait de nouveau le stade. Le football à Toulon est-il condamné à œuvrer dans les profondeurs du football français ?

Un peu d’histoire

Suite à des problèmes financiers, le club est relégué en 1993 en Championnat National 1. Lors de la saison 1995-1996 ils remportent pourtant le titre de National 1 et accèdent à la deuxième division. En 16ème de finale de la Coupe de France, ils réussissent même à éliminer le Bordeaux  de Zinedine Zidane (3-2 a.p.), avant d’être battus aux tirs au but par Montpellier au tour suivant. L’embellie ne dure que deux saisons ; en 1998 le Sporting est relégué sportivement en National puis administrativement en CFA 2 (équivalent de la 5e division). Leader de sa poule avec le club de Draguignan pendant la moitié de la saison 1998-1999, l’équipe est administrativement dissoute et le club, liquidé, ne termine pas sa saison.

Sa meilleure équipe évolue alors en Division d’Honneur (niveau 6) de la Ligue Régionale Méditerranée. Rebaptisé « Sporting Toulon Var » en 1999, le club enchaîne sous la présidence d’Alain Bencivengo, trois montées en quatre saisons, lui permettant d’intégrer le championnat National en 2005. Candidat déclaré à la montée en Ligue 2, le club est finalement relégué sportivement en 2007 en CFA, un niveau auquel il évolue depuis cette date. C’est dans cette période de présidence, qu’Alain Bencivengo est à l’origine de la création du SASP, la mise en société du club se fait en parallèle avec l’apport financier des supporters, devenus actionnaires des ‘Socios’. L’idée d’origine était d’apporter la structure administrative nécessaire au club pour sa renaissance tout en amenant l’argent indispensable à ce projet.

Pascal Bataillé président sans le vouloir ?

Depuis, Alain Bencivengo s’est détaché du club tout en restant majoritaire alors que Pascal Bataillé en a repris la présidence en 2009. Pourtant, ce scénario n’était pas celui prévu. L’idée de Pascal Bataillé était de créer un club des partenaires, le Cercle 83, pour fédérer les chefs d’entreprises locaux.  Et puis, en 2009, il a été propulsé au poste de  président « à cause de ma position et de mes relations », dit-il. Pendant un an et demi, il cherche ses marques, Alain Bencivengo prenant du recul et lui laissant, semble-t-il prendre les décisions concernant le recrutement et l’organisation. Il use de toute son énergie pour faire survivre le club et produit un gros travail au niveau des jeunes par une politique adaptée. Elle fonctionne. Les U17 (moins de 17 ans) montent en National. « Nous sommes le seul club varois à avoir un club en National » nous dit-il avec fierté. Alors, la question financière revient : Où en est-on ? Pascal Bataillé admet : « C’est vrai qu’avec la concurrence du RCT, il est difficile de faire venir le public et les sponsors tant que nous sommes en CFA. Il est vrai que nous avons réduit les dépenses tout en continuant à chercher des partenaires » et il rajoute : « Beaucoup de rumeurs ont courues en début d’année. Le groupe en a été très perturbé et les résultats sportifs depuis janvier s’en sont ressentis. En début de saison, tout allait bien, on était des dieux. Quand ça va mal, on est à jeter ». Selon lui, un  protocole serait signé sur le rachat des parts, mais la discussion serait toujours en cours sur les modalités et la reprise des parts.

Quand on lui parle du devenir du football toulonnais au travers du STV, il nous donne son avis : « le foot a toujours sa place à Toulon. L’avenir passe par les jeunes et il faut convaincre la DNCG (contrôle de gestion de la fédération) que nous pouvons pérenniser le club dans le temps. Toulon est une terre de formation des jeunes. Ce que nous avons réussi avec les U17, nous voulons le faire avec l’équipe première. Malgré tous ces espoirs, je ne peux pas y arriver seul. Il me faut un coup de main ».

Les clubs de supporters en souffrance

Gérald, ancien président des Fedelissimi, a jeté l’éponge il y a quelques mois et ne comprend plus la situation : « Il y a 8 mois, Alain Bencivengo était le vilain petit canard et 6 mois plus tard, c’était un héros. C’est incompréhensible, tout comme le déchirement des clubs de supporters. C’est maintenant qu’ils devraient être unis et c’est tout le contraire qui se passe ». Interrogé sur son départ des Fedelissimi, il répond : « Le club a perdu son identité, même chez les supporters. Avec les années, les gens se sont lassés de toutes ces histoires, des résultats et de toute cette ambiance. Pascal Bataillé ? Il a fait ce qu’il pouvait et je comprends qu’il soit usé et découragé. Comment pourrait-il en être autrement dans sa position ! Pour moi, si le club en est là, c’est à cause de sa mauvaise gestion ».

Nicolas Rouvre, président des ‘Socios’ (supporters actionnaires du club) précise : « La position des socios n’est pas facile. Nous n’avons pas de poids financier donc pas de moyen de pression. Il nous reste l’effet du nombre ». Il est encore optimiste pour l’avenir du club mais une grande question demeure : qui va rajouter de l’argent ? Pour lui, chacun doit prendre ses responsabilités sous peine de tout perdre. Derrière cette affirmation revient la vente des parts du club qui n’est toujours pas réglée entre Alain Bencivengo et Pascal Bataillé. « Le club ne peut pas avoir deux dirigeants. Nous avons essayé de relancer la communication entre les deux hommes. Ça semble avoir porté ses fruits » nous dit-il. Pour autant, Nicolas Rouvre reste solidaire avec eux : « Quand j’entends dire que les dirigeants doivent partir, je ne suis pas d’accord. Je ne suis pas partisan de dire : ‘ on casse tout et on repart à zéro’, c’est dangereux » et il rajoute : « A la place de monsieur Bataillé, beaucoup seraient partis ». Alors, quels sont les atouts et l’avenir du club ? Son public, sa culture, son histoire, mais aussi le capital d’image et les bons résultats des jeunes sont les atouts du Sporting. Nicolas Rouvre demande le retour de la sérénité qui depuis trois ans perturbe le mental des joueurs et ajoute : « Si on veut avoir des ambitions, nous ne pouvons pas compter que sur les jeunes. Il faut par contre leur donner réellement leur chance en leur apportant un signal fort, c’est-à-dire les faire jouer un peu plus qu’un quart d’heure par ci par là, c’est nécessaire et vital. Il faut mixer l’expérience des anciens et la fougue des jeunes ». Il conclut : « Rien n’est perdu, même pour la fin de saison. Les choses doivent se régler entre hommes. ‘Ils’ doivent trouver un compromis ».

Quel avenir ?

La 15ème ville de France est bien loin d’être à ce niveau dans le football hexagonal, la faute à qui ? Le rugby a-t-il ‘mangé’ toutes les ressources et rassemblé toutes les passions toulonnaises ? Entre Marseille, Monaco et Nice, y-a-t-il une place pour un club varois ? Que ce soient les dirigeants ou les supporters, ils semblent encore y croire. Il serait dommage de penser que seul l’argent fait la loi dans ce sport. La passion du football à Toulon existe encore.  Selon nos dernières informations, non seulement Alain Bencivengo aurait officiellement laissé ses parts sans contrepartie financière immédiate, mais un plan de redressement interne serait prévu sur 3 ans pour sauver le STV, l’aider à se stabiliser économiquement et repartir à l’assaut de la D2. Guillaume Deville, responsable des jeunes est réaliste : « A l’heure qu’il est, le plus important ce ne sont pas les résultats de l’équipe première, c’est de sauver le club… C’est aussi de continuer sur la formation sportive prodiguée par des éducateurs de qualité, qui à moyen terme permettra de capitaliser au niveau de l’équipe première… Nous n’inventons rien, simplement « consolider les fondations de l’édifice Sporting », et actuellement les personnes concernées bossent sur ce plan ».

Aujourd’hui, les résultats des jeunes parlent en ce sens, et cette lueur d’espoir éclaire les Azur et Or. Le président a lancé un appel de détresse. Espérons qu’il sera entendu… et que les supporters auront encore de la patience.

Pascal Hermer

Interrogé très brièvement, Alain Bencivengo en partance n’a pu nous répondre. Il devrait dès son retour nous donner toutes les réponses à nos questions et surtout, son point de vue.

Dernière minute : Nous croyons savoir qu’il y aurait peut-être l’arrivée d’un repreneur toulonnais à l’assise financière importante, avec un plan sur plusieurs années et que des pourparlers auraient été engagés avec les actionnaires d’aujourd’hui.

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7 Commentaires pour "LE FOOT A TOULON QUEL AVENIR ? Bon Rencontre veut revivre !"

  1. Jean-louis dit :

    Quand ce monsieur Bataillé arrêtera t’il de prendre les supporteurs du Sporting pour des gogos ? Ne voit-il pas que sa calamiteuse gestion, sa pitoyable « communication », la reconduction de clowns à la tête de l’équipe 1, ses prises à parti des rares supporteurs encore présents à B.R., le non respect de ses engagements et j’en passe ont vidés le stade ? Plus personne ne croit en vous. Les derniers amoureux de la rascasse craignent 1 relégation ou pire un dépôt de bilan : Bataillé, Bencivengo = même combat ! Tout pour la gloriole, rien pour l’entité Sporting Toulon Var… tellement triste

  2. yep dit :

    Mon cher Jean Louis, as-tu acheter le maillot du club et payes-tu ta place au stade ? Lol

  3. yvan dit :

    « Nous croyons savoir qu’il y aurait peut être… »Qu’est ce que c’est que cette phrase?!Si vous n’êtes pas certain de l’info alors ne dites rien!Ensuite vous pensez que la DNCG va se contenter de promesses une fois de plus?NON,il faut du concret et vite!

  4. [...] => http://telexvar.com/infos/2011/04/24/le-foot-a-toulon-quel-avenir-bon-rencontre-veut-revivre/ [...]

  5. admin dit :

    Les attaques personnelles ne conduisent jamais à de véritables victoires. S’il existe un public, des supporters, des partenaires, pour le foot à Toulon, qu’ils se montrent rapidement ! Garcia est à Angers, il sera peut-être à Bordeaux la saison prochaine, amis de Bon Rencontre supportez réellement le club. Pourquoi personne n’évoque une fusion avec Toulon Le Las ?

  6. yvan dit :

    Il me semble que pour une fusion il y a une date limite de dépôt de dossier auprès de la ligue,ensuite niveau financier il faudrait que le club soit sain et la nous avons « un petit soucis »..
    Des supporters il y en a bien mais on les a écoeuré..

  7. admin dit :

    Il n’est pas trop tard pour montrer un vrai soutien

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