télex 16 mars 2015 - page 2

TLX 1781 s.12 - Page 2
TLX 1781 s 12 - Page 3
Lors de plusieurs réunions de terrain avec les inspecteurs du Ministère de l’environnement, François de Canson, le maire de La Londe-les-Maures
a été enfin entendu. Depuis quatre mois, les engins de chantier ont envahi la ville pour redonner son aspect à la station balnéaire.
APRÈS INTEMPÉRIES
La Londe-les-Maures,
une ville en pleine reconstruction
Après les intempéries de novembre 2014, c’est un paysage
désolant de guerre qui s’offrait à la vue des habitants
de la cité. Après de nombreuses réunions, François de
Canson a obtenu l’assurance de pouvoir reprendre des
travaux d’urgence dans les rivières de la commune.
Depuis quatre mois, c’est donc un ballet impressionnant
d’engins de chantier, de pelleteuses et de camions qui
interviennent dans la ville. «
Comme une ville en pleine
reconstruction qui aurait connu la guerre
», s’exclame
un touriste lyonnais. «
Dès le 8 décembre, nos équipes
ont tronçonné les arbres qui présentaient un danger,
taluté les berges et réalisé des enrochements.
Ces travaux ont permis de sécuriser la portion comprise
entre le rond-point Ducourneau et le Pont-Blanc
», se
félicite François de Canson. «
Mais il a fallu attendre 10
mois et une nouvelle catastrophe pour voir une avancée
sensible en matière de financement. En une semaine,
que dis-je, en trois jours, les premières subventions
étaient au rendez-vous, tout comme les autorisations de
travaux
», raconte-t-il. François de Canson a constitué un
collectif d’élus, composé de parlementaires, du Président
des Maires du Var, des Maires de l’intercommunalité MPM,
tous concernés par ces problématiques d’inondations
à répétition. «
2014 a été reconnue par des experts
internationaux comme l’année la plus chaude depuis
des décennies ! La conférence mondiale sur le climat qui
se tient à Paris au mois de novembre doit, au-delà des
bonnes intentions, interpeller nos dirigeants nationaux
sur les moyens alloués aux collectivités territoriales
pour lutter contre les conséquences du changement
climatique. Nous avons demandé solennellement au
gouvernement de nous donner les moyens d’agir en
revoyant ses procédures d’intervention d’urgence dans
les cours d’eau
», ajoute-t-il.
PROCEDURES ADMINISTRATIVES
TATILLONNES
«
Parce que l’urgence, c’est de dire STOP aux procédures
administratives trop longues, trop pénibles, aux dossiers
qui n’avancent pas, aux autorisations qui mettent trop
de temps à arriver
». Les textes applicables en matière de
protection de l’environnement ne doivent plus entraver
l’urgence. L’urgence, plus que jamais, est à la protection
de nos populations. La conception de l’urgence et les
lourdeurs administratives doivent évoluer tout comme
notre climat évolue. L’urgence après la crise est de ne
pas laisser filer le temps et de prendre en compte ces
phénomènes récurrents et de mettre en place des mesures
dérogatoires permettant la réalisation rapide de travaux.
«
Il n’est pas admissible qu’il se passe plus de 6 mois
entre les conclusions de la mission interministérielle
chargée de l’évaluation des dégâts et l’arrêté fixant le
montant de la subvention de l’État
», s’emballe l’élu.
Gilles Carvoyeur
FLASHCARRELAGE demipageTlx s.12 1781
1 3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,...32
Powered by FlippingBook