La France n'a pas l'intention de rapatrier les enfants de djihadistes — Syrie

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"Les FDS (Forces démocratiques syriennes) ont fait le choix que les enfants restent avec leur mère donc pour l'instant il n'y a pas de retour envisagé", a déclaré le secrétaire d'État à l'Intérieur lors d'une audition de la commission des Affaires européennes de l'Assemblée.

Dans le cas précis de ce retour, il s'agit d'orphelins. L'opération pourrait être renouvelée dans un avenir proche.

Le retour des enfants de djihadistes français détenus par les forces kurdes en Syrie se fera "au cas par cas", a répété cette semaine Emmanuel Macron, à l'heure où les appels se multiplient pour leur rapatriement en France. Quatre sont "à peu près en forme" mais le cinquième, "blessé", est dans "un mauvais état de santé", a précisé la source diplomatique.

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Il est encore difficile d'établir un bilan des victimes en raison de la confusion qui règne sur les lieux, rapporte l'agence Reuters.

Ces enfants, dont trois frères de cinq, trois et un an, sont les premiers à être rapatriés seuls de Syrie. Elle a été réalisée par des moyens militaires français. Ils sont rentrés à bord d'un avion de l'armée de l'air française. Les enfants ne sont pas sous l'autorité du gouvernement français, des soldats français, et il ne m'appartient pas de dire: 'Tel ou tel enfant est français, je vais aller le chercher'. L'opération n'a concerné cependant que les tout-petits enfants. Des centaines d'entre eux sont aux mains des Kurdes en Syrie, auxquels s'ajoutent les femmes, combattantes ou non combattantes ainsi que les enfants, qu'ils soient venus avec leurs parents ou qu'ils soient nés sur place.

L'adjoint de Christophe Castaner a indiqué que l'avenir des enfants de djihadistes était indissociable de celui de leurs parents, avec qui ils sont détenus " dans la majorité des cas (...) en tout cas avec leur mère. La société est divisée, entre ceux qui considèrent qu'il faut refuser le retour de ces enfants de "criminels de guerre" et ceux qui les considèrent comme des "victimes de guerre" risquant, si on les abandonne à leur sort syrien, de se transformer en "bombes à retardement". En début de semaine, deux avocats, Marie Dosé et Henri Leclerc, ont lancé une pétition en ce sens signée par plusieurs personnalités.

"S'agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n'a pas changé: ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes", a par ailleurs souligné vendredi le ministère des Affaires étrangères. "C'est une question de justice et de sécurité à la fois", a ainsi souligné le ministère dans son communiqué.

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