Consultations politiques et premières comparutions judiciaires ce lundi — "Gilets jaunes"

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L'Elysée a indiqué qu'Emmanuel Macron avait chargé le Premier ministre Edouard Philippe de rencontrer les chefs des partis et des représentants des "gilets jaunes". Ce dimanche, un collectif de "Gilets jaunes libres " a lancé un appel au gouvernement via une tribune publiée dans le JDD.

Le président a été hué par plusieurs gilets jaunes sur place.

Parmi les soutiens aux "gilets jaunes" à proprement parler, 81 % de sondés condamnent les violences, contre 19 % les approuvant.

À défaut de s'exprimer en public, le président a envoyé plusieurs membres du gouvernement occuper le terrain dimanche et porter la bonne parole dans les médias. "Il y aura évidemment le constat sur la journée d'hier et puis il y aura les mesures qui peuvent être prises pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de rituel qui s'instaure dans le pays et que les samedis que nous allons vivre, ne donnent pas lieu à ce que nous avons pu observer hier", a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux dimanche matin sur BFMTV.

Notamment celles de l'Arc de triomphe, un des symboles parisiens en haut de la mythique avenue des Champs-Elysées, qui a été recouvert de graffitis et dont le musée souterrain a été saccagé, les casseurs brisant notamment le visage d'une reproduction de la sculpture "la Marseillaise". Il s'est ensuite rendu à l'intérieur du monument, où des reproductoins d'oeuvres ont été dégradées.

Samedi, l'Arc de triomphe a été le théâtre de violents affrontements entre les manifestants et les policiers. "Parfois applaudi, il a aussi essuyé des huées dans la foule".

Delhi farmers’ protest: CM Arvind Kejriwal demands implementation of Swaminathan report
Around 600-700 volunteers of a solidarity group "Nation For Farmers" marched with the protesters from the four assembly points. Tomorrow 1 lakh farmers from across the country are marching to Delhi to ask for fair prices & freedom from debt.

Le préfet de police Michel Delpuech a fait état d'actes "d'une gravité sans précédent" et d'une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons". La ministre de la Justice répond ce dimanche soir qu'il y a d'autres "solutions" et elle promet "une réponse pénale extrêmement ferme".

Des incidents ont également eu lieu en province en marge d'une mobilisation qui a rassemblé samedi 136 000 manifestants en France selon l'Intérieur, contre 166 000 le 24 novembre. " Les gilets jaunes triompheront " peut-on lire sur le monument. Cet accident porte à trois le nombre de décès liés au mouvement depuis son démarrage voilà trois semaines. " LIRE AUSSI - L'hypothèse de l'état d'urgence pas retenue à ce stadeUn nouveau samedi de manifestation".

Face à des oppositions qui font monter la pression, l'Elysée a écarté le recours à l'état d'urgence.

L'opposition a sommé le chef de l'État de réagir face à une situation souvent décrite comme "insurrectionnelle".

A droite, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a réitéré son appel à un référendum sur la politique écologique et fiscale d'Emmanuel Macron.

Ils demandent l'ouverture d'états généraux de la fiscalité, d'une conférence sociale nationale ainsi que d'assises "territoires et mobilité" qui prendront la forme de débats régionaux.

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