Donald Trump rétablit les sanctions contre l'Iran

Adjust Comment Print

Dans la journée, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait déjà prévenu que les sanctions contre l'Iran seraient rétablies, tandis que huit pays bénéficieront de dérogations et seront temporairement autorisés à importer du pétrole iranien.

Ce 4 novembre, une nouvelle vague de sanctions américaines frappera directement les exportations de pétrole iraniennes et les opérations bancaires avec ce pays, qui se retrouvera de facto déconnecté des circuits financiers internationaux. "Dans un communiqué conjoint publié hier, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) ont dit regretter " vivement " la réimposition de sanctions contre l'Iran par les États-Unis: " Nous avons pour objectif de protéger les acteurs économiques européens qui sont engagés dans des échanges commerciaux légitimes avec l'Iran ", ajoute le communiqué.

"C'est un voeu pieux", dit à l'AFP Ali Vaez, de l'organisation International Crisis Group. Trump, cependant, n'a pas pu éviter l'utilisation électoraliste des sanctions et a affiché sur Twitter une image où il apparaît avec la légende "Sanctions are approaching", un clin d'oeil à "Winter is approaching" de la populaire "Game of Thrones" série. A l'époque, "le monde était uni derrière les sanctions contre l'Iran", explique Barbara Slavin, du cercle de réflexion Atlantic Council.

Pour ceux qui s'en souviennent, en 2015, l'ancien président des États unis, Barack Obama, avait levé les sanctions contre l'Iran dans le cadre de l'accord nucléaire iranien.

Référendum historique en Nouvelle-Calédonie
Pour rendre ce scrutin incontestable, 250 délégués dépêchés par l'État et des experts de l'ONU étaient présents dans les bureaux. Les Calédoniens ont voté à 56,4% pour le "non" à l'indépendance de l'archipel lors du référendum organisé dimanche.

Au-delà du niveau de pression que les Américains réussiront à exercer, le flou demeure surtout sur leurs vraies intentions. "Sur ces sujets comme sur d'autres, notre travail se poursuit" et "ces efforts se sont intensifiés au cours des dernières semaines", poursuit le communiqué. Ryad est un allié clé de Washington, qui espérait créer une Alliance stratégique au Moyen-Orient, réunissant les pays arabes du Golfe, l'Egypte et la Jordanie, afin de contrer l'Iran chiite.

Trois jours plus tard, ce samedi 2 novembre, le président américain toujours aussi sensationnaliste, nous a de nouveau fait oublier la grandeur de son statut avec un tweet racoleur pour évoquer le cas de l'Iran.

"Ce projet est mort en même temps que Jamal Khashoggi", lâche l'experte de l'Atlantic Council. La Chine pourrait aussi figurer parmi les pays bénéficiaires de cette mesure.

Premier personnage de l'Etat iranien et ultime décideur dans les dossiers sensibles, l'ayatollah Khamenei a fustigé la politique américaine.

Comments