Référendum historique en Nouvelle-Calédonie

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Les Calédoniens ont voté à 56,4% pour le "non" à l'indépendance de l'archipel lors du référendum organisé dimanche.

Le taux de participation approche les 81 %.

Près de 175.000 électeurs néo-calédoniens ont eu à répondre oui ou non à la question suivante, dont l'intitulé a fait l'objet d'intenses discussions ces derniers mois: "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?". Le président Emmanuel Macron s'exprimera à la télévision depuis l'Elysée à 13h dimanche (23h, heure locale) à l'issue de la proclamation officielle du résultat.

Si le Non à l'indépendance l'a emporté, le résultat a aussi été salué par les indépendantistes, qui s'estiment confortés par leur score, alors que les sondages prévoyaient une large victoire du Non, dans une fourchette de 63 à 75 %.

" Discrètement, la France souhaite que le " non " l'emporte, ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande, qui voient là une présence européenne précieuse dans la région, et ce d'autant plus si le Brexit aboutit".

Selon de premiers résultats partiels, la Nouvelle-Calédonie devrait rester française.

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Au total, en incluant les impôts, l'opération aurait coûté plus de 755 millions d'euros à l'écurie anglaise. Mais en réalité, le champion d'Angleterre en titre a bel et bien tenté sa chance pour recruter La Pulga.

Plusieurs voitures ont été brûlées et deux " faits de caillassages " ont été signalés, en marge du dépouillement du scrutin, a-t-on appris auprès du Haut-commissariat.

Pour rendre ce scrutin incontestable, 250 délégués dépêchés par l'État et des experts de l'ONU étaient présents dans les bureaux. Les principaux responsables politiques avaient souligné en amont du scrutin qu'une victoire du non pouvait inciter une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, à des débordements.

Trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien dans la France, Calédonie ensemble (droite modérée), le Rassemblement LR et les Républicains calédoniens.

Fort de ce résultat supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont réaffirmé leur volonté de demander l'organisation de deux autres référendum dans les quatre ans à venir, comme prévu par l'accord de Nouméa (1998). Mais ils entendent continuer à dialoguer avec les Kanak, peuple autochtone du territoire, et l'Etat.

Le "Non" à l'indépendance pourrait l'emporter dimanche au grand dam du leader du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) qui a rappelé en meeting les souffrances infligées par la France à son peuple.

Le premier ministre, Edouard Philippe, est attendu sur place lundi.

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