Devant l'ONU, Macron se pose plus que jamais en anti-Trump

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"Après cela, les Etats-Unis vont imposer des nouvelles sanctions, plus dures que jamais, pour contrer l'ensemble du comportement malveillant de l'Iran", a-t-il ajouté.

Mais Donald Trump, qui a lu un texte sans en dévier, a dû ensuite écouter sans sourciller les autres intervenants défendre cet accord. Il a justifié le retrait américain de l'accord nucléaire de 2015 censé empêcher la République islamique de développer la bombe atomique, et le rétablissement de toutes les sanctions américaines, dont les dernières entreront en vigueur le 5 novembre prochain. Il représente "une victoire pour le multilatéralisme, il contribue à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient" et "avait été entériné à l'unanimité par le Conseil de sécurité", a-t-il insisté, tout en admettant qu'"aucun accord international n'est parfait".

Donald Trump a rencontré mercredi matin le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un de ses alliés régionaux qui, avec l'Arabie saoudite, poussent Washington à conserver une ligne anti-iranienne. "Ce nouvel équilibre mondial doit reposer sur des forces de coopération internationale et régionale, qui se structureront autour de trois principes: respect des souverainetés, renforcement de nos coopérations régionales et apport d'une garantie internationale plus robuste qui se joue ici", a détaillé le président français, en soulignant l'importance du rôle de l'ONU. " Une phrase que le Président américain Donald Trump martèle depuis son investiture - et probablement une de ses plus grosses sottises". Emmanuel Macron a quant à lui préféré jouer la carte du "dialogue et du multilatéralisme", notamment avec l'Iran.

Cette fois, Donald Trump a affiché une bienveillance rare en arrivant au siège des Nations Unies. Par discours interposés, il s'était violemment affronté à Hassan Rohani, en appelant "toutes les nations" à "isoler" la "dictature corrompue" de Téhéran.

En retour, le président iranien l'avait accusé de chercher à le "renverser", par le biais des sanctions draconiennes comparées à un acte de "terrorisme économique".

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Lundi soir, les Européens ont annoncé, dans une décision-camouflet pour Donald Trump, la création d'un mécanisme visant à préserver leurs échanges avec l'Iran tout en échappant aux sanctions américaines, censées frapper les entreprises étrangères qui ne cesseraient pas tout commerce avec Téhéran.

Donald Trump a aussi profité de cette tribune pour accuser l'Iran, mais également la Russie, d'avoir permis une "boucherie" en Syrie en soutenant le régime de Bachar al-Assad.

Surtout, il s'est autorisé une digression par rapport au thème de la réunion pour s'en prendre vivement à la Chine.

Le président américain a une fois de plus justifié le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, "démarche qui correspond à la réalité", et a exposé la logique de la nouvelle politique américaine face au conflit israélo-palestinien: "Nous restons engagés en faveur d'une paix entre Israël et les Palestiniens".

" Nous avons besoin d'un président qui ne soit pas la risée du monde entier".

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