Quand Donald Trump fait rire l'assemblée générale de l'ONU

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Un peu plus tôt, Donald Trump, à la même tribune de l'ONU, avait lancé un appel à la communauté internationale à "isoler le régime iranien", dénonçant la "dictature corrompue" au pouvoir selon lui à Téhéran. "Nous sommes un partenaire fort en ce qui concerne la défense des valeurs fondamentales et des libertés et nous devons faire plus pour notre sécurité, investir davantage dans la défense et avoir notre propre stratégie pour les défis géopolitiques de demain", a ajouté le Premier ministre. Il s'est félicité de ses bonnes relations avec l'Arabie saoudite et les émirats pour créer un front face à l'Iran et a averti que les Etats-Unis poursuivront leur combat contre l'agressivité iranienne: "C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de quitter l'accord et d'imposer de nouvelles sanctions". "La loi du plus fort ne protège aucun peuple [contre une menace] qu'elle soit chimique, nucléaire", a lancé Emmanuel Macron, prenant l'exemple de l'Iran.

La tribune de l'Assemblée générale de l'ONU a donné à voir, mardi 25 septembre, "un clash" par discours interposés entre Donald Trump et Hassan Rohani.

En retour, Hassan Rohani l'a accusé de chercher à le "renverser", par le biais des sanctions draconiennes comparées à un acte de "terrorisme économique", au moment même où il prétend l'inviter au dialogue.

" Cette voie, celle de l'unilatéralisme, nous conduit directement au repli et aux conflits, à la confrontation généralisée de tous contre tous au détriment de chacun, même de celui à terme qui se croit le plus fort (.) Qu'est-ce qui permettra de régler véritablement la situation en Iran et qu'est-ce qui déjà a commencé à permettre de la stabiliser?" La pression d'un seul? Non! Il a en outre appelé à résoudre la crise iranienne par "le dialogue et le multilatéralisme".

Lundi soir, les Européens ont annoncé, dans une décision-camouflet pour Donald Trump, la création d'un mécanisme visant à préserver leurs échanges avec l'Iran tout en échappant aux sanctions américaines, censées frapper les entreprises étrangères qui ne cesseraient pas tout commerce avec Téhéran.

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Véritable camouflet pour Donald Trump, cette initiative a été dénoncée par l'administration américaine, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo exprimant sa "profonde déception". M. Trump a en effet convoqué une réunion inédite du Conseil de sécurité centrée sur l'Iran, qui sera suivie d'une conférence de presse de M. Rohani. En dénonçant l'accord sur le nucléaire iranien et en réintroduisant des sanctions, il chercherait avant tout à pousser Téhéran à revenir à la table de négociations sur une série de sujets, du balistique iranien à l'influence régionale de ce pays. "Il est crucial de faire baisser les tensions entre Téhéran et Washington, mais les insultes rendent cette hypothèse moins probable", a-t-il observé.

Tous les Etats vont avoir le loisir de répondre mais le pessismisme affiché du secrétaire Génaral de l'ONU semble justifié.

En affirmant que son administration avait, en moins de deux ans, fait plus de choses que toutes les autres dans l'histoire de son pays, Donald Trump a provoqué quelques pouffements peu diplomatiques.

Plusieurs délégués présents à la 73e session de l'Assemblée générale de l'Onu ont ri et échangé des commentaires, Donald Trump leur confiant alors que ce n'est pas la réaction à laquelle il s'attendait.

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