L'émissaire de l'ONU réclame des "routes d'évacuation volontaires" — Idleb

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Située dans le nord-ouest syrien, la province d'Idleb et les territoires rebelles adjacents ont été ces derniers jours la cible des bombardements à l'artillerie du régime de Bachar al-Assad et des frappes aériennes de Moscou.

Un hôpital situé aux abords de la localité de Hass a, en outre, été visé par une frappe ayant endommagé le bâtiment et du matériel.

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - Le Conseil de sécurité se réunit mardi pour discuter une nouvelle fois de la province syrienne d'Idleb, où l'ONU craint "la pire catastrophe humanitaire" du siècle si le régime de Damas attaque l'ultime grand bastion insurgé.

"[Ils] font éloigner les habitants des villages de la ligne de contact avec les forces gouvernementales vers le fond de la province, comptant, comme d'habitude, les utiliser comme boucliers humains", a-t-elle ajouté.

Les bombardements ont provoqué des destructions et de nombreux dégâts dans plusieurs habitations. Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, les États-Unis, conjointement avec la France et le Royaume-Uni, envisagent un nouveau bombardement en Syrie au motif de l'utilisation par Damas d'armes chimiques.

La région est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), issu de l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie, mais d'autres groupes rebelles y sont également présents.

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Ces raids ont eu lieu le jour d'une rencontre à Téhéran entre le président iranien Hassan Rohani et ses homologues russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan, et quelques heures avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU convoquée par Washington sur la situation à Idleb.

Iran, Russie et Turquie ont échoué vendredi à surmonter leurs divergences, tout en convenant de continuer à "coopérer" en vue d'une solution pour éviter les pertes civiles dans cette région du nord-ouest de la Syrie, autour de laquelle le pouvoir de Bachar al-Assad amasse des troupes en vue d'un assaut qui semble imminent.

Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés d'autres régions de Syrie affectées par de violents combats, vivent dans la province d'Idleb et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou Lattaquié, selon l'ONU.

"Il faut des routes d'évacuation dans toutes les directions, est, nord, sud", a-t-il déclaré.

Sur un autre front de la guerre en Syrie, treize membres des forces du régime syrien et sept policiers kurde ont péri samedi dans des affrontements entre les deux camps à Qamichli, selon l'OSDH.

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