"Nous n'y sommes pas encore", affirme le Canada — Accord sur l'Aléna

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Le Canada a souligné jeudi à Washington qu'il restait optimiste sur la possibilité de trouver d'ici à vendredi un accord avec les Etats-Unis en vue d'un nouvel accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a pour sa part déclaré mardi que l'objectif était désormais "d'intégrer rapidement le Canada à l'accord".

Les négociateurs canadiens et américains devaient se pencher mercredi matin sur "les détails" des "enjeux" qui bloquent la renégociation de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna), a déclaré mardi la cheffe de la diplomatie canadienne, Chrystia Freeland, après avoir rencontré à Washington le Représentant américain au Commerce.

Mais mercredi, M. Trump et le premier ministre Justin Trudeau ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité de parvenir à un nouvel accord continental vendredi.

Le Canada a jusqu'à vendredi pour régler des questions commerciales épineuses lors de ses discussions avec les Etats-Unis. L'accord de principe avec Mexico prévoit en particulier de protéger les brevets sur les médicaments pendant une période d'au moins dix ans, une disposition à laquelle le Canada résiste afin de protéger son industrie des médicaments génériques.

A peine posée mardi à Washington, Mme Freeland a rencontré les négociateurs américains, tout comme la délégation mexicaine.

Le secteur laitier canadien semble déjà au coeur des exigences américaines dans ces négociations.

Les grandes lignes d'un Aléna réformé, qui revisite l'accord signé il y a 24 ans et que Donald Trump a qualifié de "désastreux" pour son pays, sont maintenant sur le papier.

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Il avait mis en avant la différence de nature des échanges commerciaux du Canada et du Mexique avec les Etats-Unis pour justifier ce choix.

" Cela va transformer les chaînes d'approvisionnement pour utiliser davantage de composants issus des Etats-Unis (...) et met fin aux lacunes du précédent accord Aléna qui encourageait le recours aux bas salaires dans l'automobile", ajoutent les services de l'USTR.

Pour autant, Ottawa et Washington demeurent opposés sur quelques points clés: les produits laitiers et la procédure de règlement des différends.

Les Etats-Unis viennent d'annoncer la signature d'un accord commercial avec le Mexique.

"Nous défendrons la gestion de l'offre", un système par lequel Ottawa contrôle la production et le prix du lait produit par les éleveurs canadiens grâce à des quotas annuels, qui leur assurent des revenus stables et prévisibles.

Le Canada - lui aussi signataire de l'accord de 1994 - n'a pas participé à ces négociations, qui durent depuis un an, préférant rejoindre la table une fois les différends entre le Mexique et les Etats-Unis réglés.

Sur Twitter, le président mexicain Enrique Peña Nieto a dit qu'il avait discuté avec Justin Trudeau dimanche soir et qu'il avait appelé le Canada à revenir dans les négociations afin de conclure un accord à trois cette semaine. Le Mexique ne peut notamment restreindre l'accès sans droits de douane à son marché aux fromages américains "qui portent certains noms". Deux provinces -le Québec et le Nouveau-Brunswick- dirigées par son parti sont déjà en campagne électorale et un accord pourrait se révéler salutaire.

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