L'Iran condamne la "guerre psychologique" menée par Washington — Rétablissement des sanctions

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En vertu de la décision prise par Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord conclu entre six puissances (les cinq membres du Conseil de sécurité plus l'Allemagne) et Téhéran, la majeure partie des entreprises doivent cesser de faire des affaires avec l'Iran à partir du 6 août, au terme d'une phase de transition (wind-down period). Une législation spécifique en ce sens doit entrer mardi en vigueur, ce qui n'a pas empêché l'allemand Daimler d'annoncer l'arrêt de ses activités en Iran. "Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins", a tweeté M. Trump.

Les sanctions de mardi comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

À quelques heures de l'entrée en vigueur des sanctions qui risquent d'aggraver une économie iranienne à la peine, le président iranien Hassan Rohani a crié lundi soir à la "guerre psychologique" et écarté toute négociation sur un nouvel accord nucléaire réclamé par les États-Unis. En novembre, d'autres mesures seront appliquées sur le pétrole et le gaz. C'est un coup dur pour l'Iran, qui souffre d'une très forte inflation et d'un taux de chômage élevé: 11,4% au total et surtout 26,7% parmi les 15-24 ans.

"J'ai l'impression que ma vie est en train d'être détruite".

De son côté, l'Union européenne a regretté le rétablissement des sanctions et confirmé sa "détermination à protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l'Iran". "Les Iraniens sont mécontents, pas envers les États-Unis, mais envers leur propre direction", a-t-il dit. "Au moment où nous maintenons notre pression économique maximale sur le régime iranien, je reste ouvert à un accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme", a affirmé le président Trump dans un communiqué.

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That price translates to a $1 trillion market cap, based on the current estimated number of outstanding shares. The boost is largely attributed to the US firm's stronger-than-expected second quarter earnings report.

Le rétablissement des sanctions économiques a été décidé après le retrait unilatéral de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, qui visait à garantir un caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien en le soumettant à une surveillance draconienne.

"Si vous êtes un ennemi et que vous poignardez quelqu'un avec un couteau, et qu'ensuite vous dites que vous voulez des négociations, la première chose à faire c'est d'enlever le couteau", a rétorqué Hassan Rohani lundi soir.

Elle sera suivie le 5 novembre d'une seconde série de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier, vital pour le pays, ainsi que la Banque centrale.

"Le président Rohani s'est par ailleurs dit ouvert à négocier à condition que les États-Unis prouvent d'abord leur bonne foi".

Donald Trump souffle le chaud et froid dans le dossier du nucléaire iranien depuis son arrivée au pouvoir.

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