Le président Ouattara annonce l'amnistie de Simone Gbagbo — Côte d'Ivoire

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"Sa priorité actuelle est de retrouver sa famille et ses proches et de passer avec eux des moments d'intimité et de retrouvailles".

Le mouvement d'opposition de Soro estime avoir contribué à l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara lorsque Laurent Gbagbo avait refusé de quitter ses fonctions après l'élection présidentielle de 2010, ce qui avait plongé la Côte d'Ivoire dans un bref et violent conflit armé perdu en 2011 par les forces de Gbagbo face à celles de Ouattara, soutenues par la France et l'Onu.

Il a cité Simone Gbagbo, qui purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'État" prononcée en 2015, l'ancien ministre de la Défense Lida Kouassi, détenu depuis 2014 et condamné début 2018 à 15 ans de prison pour "complot", ainsi que l'ancien ministre de la Construction Assoa Adou, condamné en 2017 à quatre ans de prison.

Mais ce dernier jugement avait été cassé le 26 juillet dernier par la cour Suprême d'Abidjan.

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"J'ai procédé ce lundi à la signature d'une ordonnance d'amnistie qui bénéficiera à environ 800 concitoyens poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sureté de l'Etat commises après le 21 mai 2011" (date de la prise effective de pouvoir de M. Ouattara), a déclaré le président sur la télévision nationale, à la veille de la fête de l'Indépendance.

Ce n'est pourtant pas l'aspect phare de ce discours qui a retenu l'attention de l'opinion puisqu'à travers son message, le président ivoirien a annoncé une série de mesures de décrispation destinée à "réconcilier les fils et filles de la Côte d'ivoire ".

Tout en saluant une décision "allant dans le sens de l'apaisement du climat socio-politique", le Groupe de plaidoyer et d'actions pour une transparence électorale (GPATE), un réseau d'organisations de la société civile ivoirienne, s'est cependant dit "déçu que la justice se laisse encore une fois voler la vedette par la politique et n'ait pas pris ses responsabilités", au risque de favoriser "l'impunité" des auteurs de crimes, quand de nombreux Ivoiriens ont "subi des atrocités", selon son président Denis Yaurobat.

Les prochaines élections, municipales et régionales couplées, sont prévues le 13 octobre, et la présidentielle en 2020.

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