Élections au Zimbabwe : l'opposant Chamisa certain de sa victoire

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Avant le scrutin, Robert Mugabe avait sous-entendu qu'il voterait pour Nelson Chamisa, pourtant opposant de longue date, plutôt que pour Emmerson Mnangagwa, l'actuel chef de l'Etat et candidat de son parti, le Zanu-PF.

Pour ces scrutins historiques, "la participation est élevée", a annoncé à la mi-journée lundi la présidente de la commission électorale Priscilla Chigumba.

Le président Mnangagwa, qui a voté dans sa ville natale de Kwekwe (centre), s'est félicité lundi que "la campagne ait été pacifique, tout comme le vote".

De son côté, M. Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe à la faveur d'un coup de force militaire, s'est dit confiant de l'emporter.

"Les informations obtenues par mes représentants sur le terrain sont extrêmement positives", a-t-il assuré. "Nous sommes prêts à former le prochain gouvernement ", a-t-il également déclaré.

"Je suis sûr que personne ne souhaite provoquer les foudres de la loi", a-t-il lâché.

Les Zimbabwéens doivent encore faire preuve de patience avant de connaître les résultats de la présidentielle qui ne seront pas connus avant vendredi ou samedi, a prévenu la commission électorale (ZEC).

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Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue lundi, un deuxième tour sera organisé le 8 septembre.

Pendant la campagne 2018, l'opposition n'a d'ailleurs cessé de dénoncer des irrégularités dans la préparation du vote. Mais Nelson Chamisa, le jeune patron du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a revendiqué dès mardi une " victoire éclatante ". M. Chamisa a d'ores et déjà estimé que les élections seraient, à ses yeux, très vraisemblablement entachées de fraudes.

Le président Mnangagwa, soucieux de se démarquer, a promis cette année des scrutins libres, justes et transparents et a invité, pour la première fois en seize ans, des observateurs électoraux occidentaux.

Selon le cabinet BMI Risk Consultancy basé à Londres, la défaite éventuelle du parti gouvernemental pourrait provoquer "une intervention de l'armée pour sécuriser le pouvoir pour la Zanu-PF". Mais la veille, il avait, lors d'une conférence de presse surprise, appelé les électeurs à faire chuter son ancien parti, la Zanu-PF.

M. Mnangagwa, ancien bras de M. Mugabe qui l'a renié quelques semaines avant sa chute, cherche désormais à obtenir par les urnes la légitimé du pouvoir.

M. Mnangagwa, 75 ans, a promis un "nouveau Zimbabwe" et la relance de l'économie, au bord de la faillite.

Le second, âgé de 40 ans seulement, compte sur sa jeunesse pour séduire un électorat bien décidé à en finir avec la vieille garde politique.

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