Du rosé espagnol vendu pour du vin français

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L'étude de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) révélée par nos confrères du Parisien a suscité de nombreux commentaires ce lundi matin, dans le milieu varois de la viticulture.

Ce phénomène porte un nom: la francisation des vins.

"Et par ailleurs, nous tenons à souligner que l'on parle dans ce scandale de 10 millions de bouteilles, ce qui parait énorme, termine Brice Eymard. Il faut néanmoins savoir que ce sont près de 900 millions de bouteilles de rosé qui sont consommées chaque année en France!".

Cette administration avait ouvert une enquête en 2016, qu'elle a poursuivie en 2017, après avoir reçu des alertes fin 2015 sur la "francisation" de vins espagnols.

Selon les établissements, les quantités de vin présentées frauduleusement allaient de 2000 à 34 500 hectolitres. "Des vins espagnols étaient ainsi revendus en vrac en tant que vin de France, voire en usurpant" une origine géographique française protégée, souligne la DGCCRF dans son rapport d'enquête.

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Le Slovaque Peter Sagan en a profité pour s'imposer au sprint devant Sonny Colbrelli (Bahrain-Merida) et Arnaud Démare. Silvan Dillier a lui aussi été victime d'une chute, mais à une trentaine de kilomètres de l'arrivée.

Fleur de lys, cocarde française... Une tromperie qui peut rapporter gros, puisqu'en 2016 le rosé en vrac espagnol se vendait à 0,34 euros/litre pour 0,75 à 0,90 euros/litre pour le rosé français, selon le quotidien.

L'enquête de la répression des fraudes a en outre été "étendue au stade des cafés, hôtels et restaurants pour vérifier notamment l'origine des vins vendus au pichet ou au verre", 2414 établissements ayant été ainsi contrôlés. Plus de 2.400 établissements ont ainsi été contrôlés. Ou encore " des francisations volontaires de l'origine " d'un vin d'Espagne.

Pas moins de 179 établissements ont été contrôlés en 2016 et 564 en 2017, spécifiquement sur le sujet des vins étrangers: " 22 % des établissements visités en 2016 et 15 % des établissements visités en 2017 faisaient l'objet de non-conformités allant de la présentation confusionnelle à la francisation, ce dernier cas étant un délit qui fait l'objet de suites pénales", précise la DGCCRF.

Les peines encourues pour pratique commerciale trompeuse sont de deux ans de prison et 300.000 euros d'amende, montant pouvant être porté à 10% du chiffre d'affaires moyen annuel, rappelle la répression des fraudes.

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