David Davis, le ministre du Brexit, démissionne — Royaume-Uni

Adjust Comment Print

La démission intervient en effet deux jours après une réunion du cabinet britannique qui avait abouti à l'annonce d'un accord sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit étroite avec l'UE.

Davis, un eurosceptique nommé il y a deux ans pour diriger un ministère créé au lendemain du vote des Britanniques pour quitter l'Union européenne, a menacé à plusieurs reprises ces derniers mois de quitter ses fonctions, en raison de désaccords avec Mme May, selon les médias britanniques.

Le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, a démissionné du gouvernement dimanche soir en expliquant qu'il ne voulait pas être "un conscrit réticent" au plan de sortie de l'Union européenne voulu par la Première ministre Theresa May.

Dans une lettre adressée à David Davis, Theresa May a salué sa contribution "à certaines des législations les plus importantes pour des générations".

"Il me semble que l'intérêt national nécessite un ministre qui croit avec ferveur à votre position et pas seulement un conscrit réticent", a écrit le démissionnaire à Theresa May.

" Nouvelle fantastique. Bravo David Davis pour avoir eu le courage de démissionner ", a déclaré sur Twitter la députée conservatrice pro-Brexit Andrea Jenkyns".

Le leader du Labour Jeremy Corbyn a déclaré que Mme May était " incapable de délivrer le Brexit ".

Boeing et Embraer signent un partenariat stratégique
Selon les termes de l'accord, Boeing détiendra une participation de 80% dans la coentreprise et Embraer les 20% restants. Le communiqué ne précise pas si Boeing va verser la moindre somme à Embraer dans le cadre de cette transaction.

Dans sa lettre de démission, David Davis, 69 ans, rappelle avoir été en désaccord "un nombre important de fois" avec les décisions prises par le gouvernement sur la voie du Brexit. Il était un rival de David Cameron pour la direction du Parti conservateur avant les élections législatives de 2005.

Selon le quotidien, M. Davis a négocié toute la soirée, sans succès, pour tenter de convaincre Mme May de ne pas prendre le chemin du "Brexit le plus mou possible".

Ces propositions prévoient de mettre en place une zone de libre échange et un nouveau modèle douanier avec les 27, afin de maintenir un commerce "sans friction" avec le continent.

Mme May doit leur dire que son projet est " le bon Brexit", " le Brexit qui est dans l'intérêt national ".

D'autres députés favorables au Brexit ont critiqué "l'accord de paix de Checkers", affirmant que le plan de Theresa May n'avait de Brexit que le nom et qu'il constituait une trahison de ce qu'ils considéraient comme sa promesse de rupture nette avec l'UE. Dans un entretien dimanche à la chaîne publique, "il a exhorté les députés conservateurs à soutenir Mme May et son plan pour le Brexit". La BBC croit savoir qu'il s'agira du ministre de l'environnement Michael Gove, un eurosceptique qui soutient néanmoins la Première ministre.

Le monde économique a fermement rejeté le plan.

Dans une lettre ouverte, le fondateur de la marque de boissons Innocent, Richard Reed, rejoint par une centaine d'entrepreneurs et dirigeants d'entreprise, ont dénoncé la proposition. Les groupes Airbus, BMW ou Jaguar ont déjà mis en garde les autorités britanniques ces derniers jours sur les conséquences économiques que pourrait avoir une sortie du marché unique.

Comments