Débits frauduleux : le nombre de victimes a doublé en six ans

Adjust Comment Print

Leur nombre ne cesse d'augmenter. L'observatoire national de la délinquance a récemment publié des chiffres qui indiquent que les escroqueries bancaires ont doublé en l'espace de six ans. Pour parvenir à ces conclusions, l'ONDRP a analysé l'enquête Cadre de vie et sécurité au cours de laquelle près de 16.000 ménages représentatifs de la population française ont été interrogés par les enquêteurs de l'Insee. Les débits frauduleux sur les comptes bancaires n'ont jamais été aussi nombreux selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), publiée ce mercredi.

"Selon l'ONDRP, 64% des victimes ont déclaré un préjudice d'un montant inférieur ou égal à 300 euros". 1,2 million de ménages ont été victimes au moins une fois de ce procédé en 2016 contre 500.000 en 2010.

Les escroqueries supérieures à 1000 euros représentent, quant à elles, une part bien moins importante. Dans la plupart des cas, 70 %, ce sont les ménages eux-mêmes qui se sont rendu compte de l'escroquerie en consultant leurs relevés bancaires. L'ONDRP relève ainsi que la part des ménages ayant été alertés par leurs banques diminue au fil du temps (29 % en 2014 contre 22 % en 2016). Et, ce, rapidement. En cas de conflit judiciaire avec la banque, c'est la date de réception de la lettre d'opposition qui fera office de date de référence.

Violences dans les hôpitaux : 40% de caméras en plus à Paris
Martin Hirsch a annoncé que pour la première fois, des caméras seraient mises en place dans un service de réanimation: l'hôpital Beaujon à Clichy.

Le plus souvent, les victimes ignorent totalement le mode opératoire employé par l'auteur de l'infraction. A ce propos, la part des achats effectués à partir d'un site étranger augmente, passant de 16 % en 2014 à 21 % en 2015 pour atteindre 24 % en 2016.

Au final, pour près de 68 % des victimes en 2016, le débit frauduleux a servi à réaliser des achats dont 58 % en ligne. Depuis janvier 2018, le titulaire d'une carte bancaire perdue ou volée ne paie en effet plus que 50 euros au lieu de 150 euros précédemment.

Comments