Premier entretien Mogherini-Zarif à Bruxelles — Nucléaire iranien

Adjust Comment Print

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé, hier, à Pékin, une tournée diplomatique marathon.

"Le secrétaire a souligné que les Etats-Unis et leurs alliés européens avaient pour intérêt commun d'empêcher l'Iran de concevoir une arme nucléaire et d'empêcher le régime iranien de poursuivre ses activités déstabilisatrices dans la région", a déclaré Heather Nauert dans un communiqué. Il leur avait demandé de trouver, avant le 12 mai, des solutions pour durcir ce texte qu'il juge trop laxiste. Zarif s'est entretenu lundi avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Le rendez-vous de mardi soir à Bruxelles, auquel participera également la porte-parole de la diplomatie européenne Federica Mogherini, sera suivi mercredi soir par un dîner informel entre les 28 chefs d'Etat et de gouvernement européens à Sofia qui devrait être dominé par les différends entre l'UE et les Etats-Unis - le commerce et l'Iran.

"L'objectif final de tous ces pourparlers, c'est d'obtenir des assurances que les intérêts du peuple iranien, garantis par (l'accord) seront défendus", a déclaré M. Zarif à Moscou. Au terme de l'accord, Téhéran a accepté de geler son programme nucléaire jusqu'en 2025.

La grève se durcit à la SNCF — France
A l'international, il y aura un train sur deux, avec un trafic 'normal' pour les Eurostar et 'quasi normal' pour les Thalys. Des listes qui seront détruites après le comptage des voix pour que la direction ne puisse pas savoir qui a participé.

La sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien entraîne un rapprochement entre Moscou et les Européens, rare vu les tensions de ces dernières années. "Nous devons donc défendre conjointement les intérêts légitimes de chacun d'entre nous", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères en commentant le retrait des USA de l'accord sur le nucléaire iranien.

"La coopération [entre les Européens] et la Russie, qui semblait hier encore impossible avec l'affaire Skripal, les expulsions croisées de diplomates et l'affaiblissement des contacts, bénéficie désormais d'un nouvel élan", souligne Andreï Baklitski, analyste au centre de recherche russe PIR. Elle entretient de bons rapports avec des pays aux intérêts divergents et parfois rivaux, de l'Iran à la Turquie en passant par Israël. Une semaine plus tard, le président français Emmanuel Macron doit se rendre à Saint-Pétersbourg.

Dès lundi, M. Poutine doit rencontrer Yukiya Amano, le directeur de l'Agence mondiale atomique à Sotchi, selon son conseiller Iouri Ouchakov. Alors que Téhéran était au ban des nations, Moscou a accepté de reprendre au milieu de la décennie 1990 le contrat de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l'Iran), abandonné par l'Allemagne.

Le choix de la Chine pour entamer sa tournée diplomatique s'explique par le fait que ce pays est le premier partenaire commercial et économique de l'Iran et a accordé à la République islamique plusieurs dizaines de milliards de dollars pour d'ambitieux chantiers d'infrastructures, lui permettant grandement de compenser l'impact des sanctions américaines.

Comments